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Chantiers Sénégal

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Chantier 2005 - Chantier de reboisement et Réalisation d'un jardin maraîcher (NGayène, région de Kaolack)

Nous avons eu l'opportunité de travailler avec 9 groupements féminins du village de NGayène, très motivés, avec lesquels nous avons obtenu deux terrains clôturés au coeur du village. Ces terrains nous ont permis la réalisation d'un jardin maraîcher qui fonctionne à merveille et a bouleversé la vie du village !

Pour preuves, l'extension et le passage du marché du village d'un rythme hebdomadaire à un rythme quotidien, et des excédents dégagés de 300.000 F CFA en 2006, 700.000 F CFA en 2007 qui ont contribué à l'amélioration du niveau de vie général du village de NGayène, même s'il reste précaire.

Un suivi régulier a été réalisé par l'ASAN (Association Sénégalaise des Amis de la Nature) et nous avons reçu d'excellents échos de la production de ce jardin. C'est d'ailleurs principalement grâce au succès du projet 2005 que les groupements féminins de NGayène ont sollicité et obtenu un grand terrain de cinq hectares auprès des autorités locales, dont l'aménagement représente le but du projet 2009 décrit ci-après.

Chantier 2009 - Clôture d'un espace maraîcher de 5ha

En 2009, le chantier s'est déroulé de nouveau près de la frontière Gambienne, à NGAYENE SABACKH à 85km de KAOLACK et 300km de DAKAR. Les participants ont été logés dans la maison communale du village, équipée de l'eau courante.

Le village n'a fait qu'évoluer depuis 2005 et ce fut un accueil inoubliable et un paysage transformé qui nous attendaient. En effet, les jardins réalisés en 2005 ont été entretenus et agrandis.

Ce projet a été conjointement porté par les comités régionaux d'Île-de-France et du Nord-Pas-de-Calais.

12 AN Français (9 de la section de Villeneuve d'Ascq et 3 de la région parisienne) ont retrouvé à M'Bao 1 AN Sénégalais et sont partis ensemble vers NGayène.

Actions effectuées

Suite aux bons résultats obtenus par les neuf groupements (1/5e de la population), les autorités locales (cf. document joint) leur ont octroyé un terrain de 5 hectares qui est partagé en 10 parcelles, soit une par groupement et une pour le puits et pour expérimentation.

Ce terrain est distant de 900 mètres des dernières habitations, d’où la nécessite de le clôturer afin de le protéger des animaux qui détruisent les cultures. Le chantier a donc constitué à installer une clôture métallique conjointement avec les villageois.

Avec leurs recettes, les groupements prévoient également la construction d’une Case pour le gardiennage et entreposer les récoltes, outils, produits…

Le rythme de travail consistait à réaliser les travaux le matin jusque 13 ou 14h, puis débats, jeux, repos, rencontres avec les villageois ou excursions après le repas.

Témoignages

Jean-Marie

« Un échange de bons procédés »

Nous sommes arrivés à N’Gayene le 29 juillet avec le matériel pour faire notre clôture, en pensant être indispensables au projet. Mais j’avais oublié que dans ce village, j’allais rencontrer solidarité, amitié et convivialité et que la chose la plus importante sur ce projet, ce n’était pas le matériel mais les vraies valeurs qui unissent deux civilisations différentes.

Gaëlle

Arrivée au village : 18h : accueil très chaleureux et puis c’est le drame : il fait noir à 19h et pas d’électricité !! Quelques lampes de poche pour retrouver sa valise et installer difficilement des moustiquaires, des insectes qui longent les murs, des sanitaires dans un état déplorable et où sont les douches ?? Et puis le soleil se lève, on oublie tout ! Après tout, peu importe, l’essentiel c’est le partage, le travail effectué ensemble et la satisfaction d’y être arrivés ! On repart transformé, bouleversé et chez nous on se demande à quoi servent ces interrupteurs sur le mur ?

Diane

C’est bon, j’ai l’anti-moustique, le traitement anti-palu, je suis à jour de tous les vaccins exotiques nécessaires, la crème solaire indice 50+… Parée à partir… et puis on arrive, je me méfie de l’eau, de la nourriture, des mares, des flaques… Et en fait après deux jours, on prend les cachets en deux secondes sans réfléchir, et il reste toute la journée pour parler en gestes avec les enfants et les femmes du village, pour travailler sur le terrain, pour chanter, danser au son des tamtams improvisés avec des bassines, découvrir que les couleurs du paysage ne sont pas les mêmes qu’en France, remarquer que la Grande Ourse n’est pas dans le même sens qu’à la maison, aller visiter le berceau du monde où on trouve des pierres mégalithiques, voyager en Toubab mobile…bref découvrir un autre monde, juste à coté du notre et tellement enrichissant !

Fred

Quel chantier ! C’est vrai que c’était physique, heureusement travailler avec le sourire des sénégalais vous donne des forces. En pleine nature, le cadre du projet était vraiment sublime. Dés le matin, après un bon petit déj, direction le chantier en suivant les « bonzour » des enfants. Arrivé sur le site on se met au travail et chacun a sa tache, aussi bien nous que les sénégalais (et sénégalaises !). Vers midi, repos bien mérité direction le repas où généralement une bonne gazelle (LA bière du Sénégal) nous attendait. Les après midi étaient généralement consacrés aux visites et aux échanges avec les villageois (retour à l’école avec le cours de Wolof par exemple). Après une dizaine de jour, c’est avec regret que je quitte le village. C’est la deuxième fois que je pars au Sénégal et à chaque fois que j’en parle en France, je conseille à tout le monde de vivre une telle expérience !

Yohann

Le Sénégal …C’est bon, nous y sommes ! Première remarque….ouf quelle chaleur ! Moi qui a du mal à supporter la chaleur….Je suis du Nord ! Un petit tour en « super minibus » et la 1er nuit dans la maison AN de M’bao…C’est pas si mal le Sénégal ! (enfin il y a beaucoup de bestioles !) Le lendemain, départ pour N’gayenne. La route est longue, mais on a un super chauffeur et la route n’est pas monotone ! (ce n’est pas les trous et les bosses qui manquent !) Ho ! Arrivé à N’Gayenne, on n’a encore rien fait, mais quel accueil ! Le couchage change, ça me rappelle mes nuits dans la brousse avec le régiment ! Ensuite, lever à l’aube…un petit café), un morceau de bon pain préparé par les villageois…et hop, on charge les brouettes et c’est parti pour le chantier ! Repérage des lieux…recensement de matériel….préparation du béton et c’est parti, le 1er piquet est debout ! Ensuite, les journées s’enchainent, et les piquets « poussent » de plus en plus vite grâce aux maçons et femmes du village. Voila ensuite la mise en place du grillage. Malgré le problème de la langue, les femmes du village comprennent rapidement le procédé de mise en place du grillage. Rapidement, on peut enfin apercevoir l’allure que va avoir la clôture ! Malheureusement, notre séjour se termine, mais nous savons qu’en partant, les villageois pourront finir le travail et entretenir le clôture sans nous ! Retour à M’bao, heureux d’avoir transmis un peu de notre « savoir faire » aux villageois pour que plus tard, pourquoi pas, N’gayenne devienne un point de commerce important du Sénégal !

Evelyne

Trois ans que je connais ce village, que j’aime toujours autant et voilà la fin du projet d’aménagement d’un terrain maraîcher. Quel bonheur de recevoir le bonheur de cette population pour qui ce terrain représente un avenir économique. Chaque année, je constate des changements importants dans le village. Quelle joie aussi de revoir les copains du Nord, impliqués dans ce projet qui nous ont accompagnés avec Christiane jusqu’au bout.

Pour cette première expérience de solidarité, c’est un vrai succès pour moi qui en retire plein de belles images, des leçons d’humanisme, des nouveaux amis. Je n’oublie pas Moustapha qui fut un technicien très compétent, un traducteur efficace, un jeune homme bien tout simplement.

Fin du projet mais pas de l’amitié, j’y retournerai dans pas longtemps.

Christiane

Depuis plus de cinq années je participe à la réalisation du projet et c’est toujours avec beaucoup d’enthousiasme et de plaisir que je retourne à N’Gayenne tant ce village et sa population sont attachants, malgré qu’une seule piste y conduise et qu’il n’y a pas encore l’électricité, nous avons pu constater que depuis notre intervention le village évoluait et que la population était très reconnaissante, les produits maraichers se vendent bien sur le marché qui prend de plus en plus d’importance au fil des années. Moustapha notre coordinateur et traducteur à été le maillon indispensable à cette réussite et nous avons également apprécié la présence de nos Amis du Nord qui œuvrent efficacement avec leur jeunesse et leur bonne humeur. Ce sera pour moi toujours un plaisir de rencontrer tous ces villageois et de voir comment ils continuent à progresser.

Jean-Louis

Grandiose fut ce voyage pour moi au Sénégal. Plein de nouvelles expériences représentent l’apothéose de nouveaux horizons. En effet, j’ai pu durant ce séjour connaître ce qu’était vraiment l’esprit, et la volonté à accomplir celui-ci qui est une grande première. J’ai pu apprécié, il faut le dire la compétence de nos amis du Nord et très impressionné par le travail acharné des jeunes filles qui tout au long de leur séjour ont su par leur volonté accomplir la tâche (difficile et technique) qui leur a été confiée. Je tiens à dire et à les remercier de leur bonne humeur, de leur gentillesse durant ce séjour qui hélas fut entravé par des soucis de santé. Bravo et à une prochaine.

J’ai eu le plaisir de connaître la gentillesse, l’accueil de nos amis sénégalais qui pour moi ont été à la hauteur de ce que j’espérais trouver. Ceux-ci m’ont vraiment ému et qui pour une personne dont ce fut son premier voyage en Afrique cela m’a vraiment touché. Continuons donc sur cette bonne voie et à bientôt pour le prochain projet. Félicitations et bonne route aux AN et à N’GAYENE.

PS : j’ai été surpris par la compétence de tous, ce qui m’a amené à en savoir plus….

Steph

l'immensité des rencontres fait de nous des êtres uniques, la nature nous entoure, les animaux nous parlent avec leur cris, et le sourire des enfants qu'on croisent se marque à jamais dans nos mémoires, un jour en Afrique, l'un de ces sourires m'a bouleversé, j'ai enfin compris ce qu'était le bonheur, il ne se construit pas, il se vit à travers les rencontres qui nous enrichissent, la profondeur des âmes qui se perdent dans une fraction de seconde bouleverse notre moi tout entier, il nous fait découvrir le sens de la vie, de notre vie propre à chacun, moi c'était un jour d'août où le soleil surplombé la brousse, la transpiration du corps était à son apogée, et je ne pensait plus, j'étais enfin là, dans cette immensité entourée de vie qui se démenait pour avancer dans un projet noble pour pouvoir apporter tout simplement la possibilité de cultiver des légumes pour nourrir une population qui manquait de tout mais en même qui n'avait besoin de rien,car l'essentiel sauté aux yeux, ils avaient le bonheur dans leurs regards, et vivaient l'instant,rare de nos jours ou on peut profiter de l'instant dans ce monde qui se bat sans cesse et qui se fait plus de mal que de bien...et moi c'est à travers Babacar un petit orphelin qui surgit de nulle part et qui m'a tendit les bras pour m'aider à porter des bouts de bois, un geste simple, un sourire pure avec un regard d'une profondeur comme jamais et là j'ai compris pourquoi j'étais là...et pourquoi depuis tant d'année je recherchais l'envie d'aller en Afrique pour comprendre que le bonheur est une chose qui se vit et qui se sent et non qui se définit et qui se raisonne..

Avec leurs recettes, les groupements prévoient également la construction d’une Case pour le gardiennage et entreposer les récoltes, outils, produits…

 

Le rythme de travail consistait à réaliser les travaux le matin jusque 13 ou 14h, puis débats, jeux, repos, rencontres avec les villageois ou excursions après le repas.